Eternal sunshine of the spotless mind

Séance 01

Lacuna inc.

Observation

1. Reconstituez la chronologie des évènements racontés dans le film à partir des images ci-contre.

2. Le nom de l'entreprise du docteur Mierzwiak est 'Lacuna'. Pourquoi, selon vous ?

3. Quelle est, selon vous, la morale de ce film ?

Pistes

Rappel : Les personnages

Joel Barish

Clementine Kruczynski

Mary Svevo

Howard Mierzwiak

Stan

Patrick

Prolongement

1. L'histoire de Joel et Clementine est-elle, selon vous, une belle histoire d'amour ?

2. La perte des souvenirs, bienfait ou tragédie ?

Fiche

Critique de film

Méthode

Dans tous les cas, vos références au film doivent être précises. On évite le vague, l'à-peu-près.

Avant de commencer...

Listez :

- les informations objectives dont vous pouvez disposer sur le film : réalisateur, acteurs, genre, films apparentés, ...

- ce que vous avez aimé dans le film : scénario (construction du récit, des personnages, etc.), jeu d'un ou plusieurs acteurs, certaines scènes du film, certaines images, la bande-son, effets de montage...

- ce que vous n'avez pas aimé dans le film...

Une fois les matériaux réunis, au travail...

Une critique est constituée de

- un titre : comme il résume votre article, on le cherche une fois la critique finie.

- une accroche, qui va attirer l'attention du spectateur.

- une présentation synthétique : en quelques lignes, vous exposez les informations essentielles sur le film pour que le lecteur puisse se l'imaginer. Bien sûr, on ne raconte pas toute l'histoire.

- une analyse personnelle mais argumentée : si le film vous a séduit, vous expliquez vos raisons, une à une, exemples à l'appui ; de même, s'il vous a déplu. Il est souvent utile de comparer le film avec d'autres oeuvres du même genre, ou du même réalisateur. Vous pouvez également partager les impressions et les réflexions personnelles que le film a suscitées chez vous. Cette partie -l'analyse- comporte souvent plusieurs paragraphes.

- Un bilan : vous laissez le lecteur avec votre opinion générale du film.

Exemple

Retrouvez dans la critique ci-contre les différents éléments exposés ci-dessus.

"Dunkerque" : Christopher Nolan nous immerge au cœur de la bataille

Si le réalisateur britannique signe un film de guerre ultra efficace, il n'apporte de vraiment nouveau au genre.

Pour Christopher Nolan comme pour ses compatriotes britanniques, le nom de Dunkerque évoque un sentiment de fierté nationale. Là s'est écrite une page héroïque de leur histoire, même s'il s'agit d'une évacuation. Mai 1940. Sur la plage de Dunkerque, près de 200 000 soldats anglais se retrouvent encerclés par les Allemands. Refusant la reddition, les Britanniques décident d'organiser une rocambolesque opération de repli (appelée Dynamo).

Pour résumer cet événement glorieux, le réalisateur a choisi trois terrains de bataille et trois unités de temps. Une semaine sur la plage, où l'on suit le jeune soldat Tommy (Fionn Whitehead), qui échoue à partir. Un jour en mer, sur un petit voilier qui s'en va sauver des combattants. Enfin, une heure dans un Spitfire, fleuron de la Royal Air Force, avec un Tom Hardy glorieux, aux commandes de l'appareil. Lui comme les autres sont moins des personnages que des symboles. De dignité (le capitaine du voilier), d'humanité dans l'effroi (le jeune soldat).

Totale immersion au cœur de l'action : c'est le leitmotiv de ce film de guerre. Efficace, à coup sûr. Impressionnant en terme d'impact physique : on ressent de plein fouet le sifflement des balles, le souffle des bombes, la poussée des vagues. Pas de répit, le danger est permanent, sans cesse relancé. Christopher Nolan, nouveau roi d'Hollywood réputé pour ses (dé)constructions baroques, continue de fragmenter son récit, mais en tempère la complexité. Pour une raison simple : il n'est question que de gestes de survie. Pas besoin de mots pour ça – le film est très laconique, presque muet. Mais lyrique. C'est une sorte d'oratorio profane que le cinéaste orchestre. Comme un hommage solennel aux soldats : ceux qui ont disparu comme ceux revenus de l'enfer, qui ont craint, un moment, de passer pour des lâches.

L'équipage d'un destroyer qui se retrouve soudain noyé sous le coup d'une torpille. Un aviateur qui a réussi son amerrissage, mais qui reste coincé dans son cockpit. Des hommes dans l'eau, brûlés vif par une nappe de mazout en feu. Ce sont là les séquences marquantes d'un film qui n'apporte, malgré tout, rien de vraiment nouveau, à la différence d'Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg ou de La Ligne rouge, de Terrence Malick, auquel on pense parfois, dans sa manière de flotter entre la vie et la mort. Plus gênant : l'emballement patriotique très appuyé, lorsque surgit la flottille civile, valeureuse. Tout juste si, à la fin, l'hymne britannique ne se met pas à résonner. Un peu too much.

Jacques Morice, à propos du film Dunkerque, Télérama, le 19 juillet 2017.