Fiche

Introduction à l'année

1. Le matériel

Cahier 24x32 : pour coller les documents et noter les cours.

Brouillon : pour faire les travaux de recherche individuelle.

Six feutres de couleurs différentes : pour travailler sur les textes.

Oeuvres intégrales demandées : pour faire des recherches à l'intérieur des oeuvres, comparer des passages, etc.


2. Rappel sur les programmes

En seconde En première

Le roman et la nouvelle au XIXème siècle : réalisme et naturalisme

La tragédie et la comédie au XVIIème siècle : le classicisme

La poésie du XIXème au XXème siècle : du romantisme au surréalisme

Genres et formes de l'argumentation : XVIIème et XVIIIème siècle

Le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours

Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIème siècle à nos jours

Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours

La question de l'Homme dans les genres de l'argumentation du XVIème à nos jours

Le programme de seconde associe des genres, des périodes historiques et des mouvements littéraires : il s'agit de poser des repères.

Le programme de première propose, quant à lui, de parcourir toute l'histoire littéraire française, en associant une forme d'expression et une problématique.


3. Les lectures.

En seconde En première

Trois livres étudiés en classe : à acheter.

Quatre livres à lire de façon cursive : on peut emprunter. En première, lectures cursives notées sur le descriptif de bac.

ATTENTION : En première, pas de prise de note sur les livres pour le bac.


4. Calendrier

En seconde En première

Devoir commun type bac 9 mai 2018.

Écrit blanc lundi 29 janvier

Oraux blancs

- séries techno : du 20 au 22 février

- séries générales : du 27 au 29 février


5. Vie culturelle

En seconde En première

Atelier théâtre ouvert à tous.

Atelier cinéma ouvert à tous. Réalisation d'un court métrage.

Premiers Plans : 12 au 21 janvier.

Lycéens au cinéma.

Le Quai : suppression du pass culture. + d'informations à venir. Combien d'internes dans la classe ?


6. Epreuves de l'EAF.

Séries générales Séries technologiques
Ecrit

Durée : 4 heures. Coefficient : 2 dans les séries S et ES. Note : 20 (question /4 + sujet /16).

Préparation : entraînement tout au long de l'année sur les formes de l'épreuve (commentaire, dissertation, écriture d'invention) sur les quatre objets d'étude.

Durée : 4 heures. Coefficient : 2 dans les séries technologiques. Note : 20 (2-3 questions /6 + sujet /14).

Préparation : entraînement tout au long de l'année sur les formes de l'épreuve (commentaire, dissertation, écriture d'invention) sur les quatre objets d'étude.

Oral

Durée : 50 minutes (préparation : 30 mn + réponse à la question 10mn + entretien 10 mn). Coefficient : 2 dans les séries S et ES. Note : 20 (réponse à la question /10 + entretien /10).

Préparation : constitution d'une liste d'environ 20 textes appartenant aux quatre objets d'étude. Ces textes sont pour partie extraits de groupements, pour partie extraits d'oeuvres intégrales étudiées.

Durée : 50 minutes (préparation : 30 mn + réponse à la question 10mn + entretien 10 mn). Coefficient : 2 dans les séries technologiques. Note : 20 (réponse à la question /10 + entretien /10).

Préparation : constitution d'une liste d'au moins 16 textes appartenant aux quatre objets d'étude. Ces textes sont pour partie extraits de groupements, pour partie extraits d'oeuvres intégrales étudiées.

Fiche

Oeuvres susceptibles d'études

Cette séance est consacré au choix des trois oeuvres intégrales présentées à l'EAF

Recherche

Les oeuvres suivantes constituent de bons supports d'étude.

XVI XVII XVIII XIX XX XXI
Roman
Poésie
Théâtre
Argument.

Fiche

Information

Renseignements pratiques

NOM PRÉNOM : ...


NÉ(E) LE ...


ADRESSE DES PARENTS :


...


...


...



...


...


...



TÉLÉPHONE :


...



...



INTERNE OUI / NON


Informations personnelles

CE QUE VOUS AIMEZ FAIRE EN DEHORS DE VOTRE SCOLARITÉ : ...


...


...


...

CE QUE VOUS AIMEZ AU LYCÉE : ... CE QUE VOUS N'AIMEZ PAS AU LYCÉE : ...


...


...


...



...


...


...



CE QUE VOUS VOUS AIMERIEZ FAIRE COMME ÉTUDES / COMME TRAVAIL : ...


...


...


...


CE QUE VOUS SOUHAITEZ QUE JE SACHE (PROBLÈME DE SANTÉ, DIFFICULTÉS SCOLAIRES, ETC.)


...


...


...


Évaluation

Entrée en seconde

Consignes

Ce test est composé de quatre parties. Lisez les documents, puis répondez aux questions dans l'ordre. Bon courage.

Première partie

Répondez par un mot à chaque question. Vous répondrez directement sur la feuille.

1. Quel est le genre du texte A ? ...

2. Quel est le temps verbal utilisé dans la forme "elle lui répondit" ? ...

3. Définissez le mot "burlesque". ...

4. Quel est le genre du texte B ? ...

5. Quelle est la figure de style utilisée dans la phrase "Tantôt je riais, tantôt je pleurais" (texte B) ? ...

Deuxième partie

En vous appuyant sur les documents, complétez le tableau suivant. Vous répondrez précisément pour chaque document directement sur la feuille.

A B C D
Qu'y a-t-il de particulier dans l'instrument de musique ou le musicien ?
Quel effet la musique a-t-elle sur ceux qui l'écoutent ?
Troisième partie

En vous appuyant sur le document C, vous répondrez aux questions suivantes, directement sur la feuille.

1. Où Django Reinhardt a-t-il vécu ? A quelle époque ? ...

2. Pourquoi est-il célèbre ? ...

...

3. Quelles étaient ses principales qualités ? ...

...

Quatrième partie

À partir du document D, écrivez un monologue intérieur d'une vingtaine de lignes, à la première personne : que pense l'accordéoniste sur le trottoir de la rue Mouffetard ?

Notes

1. Maître de chapelle : personne chargée d'enseigner la musique et de composer des morceaux au sein d'une église ou d'un établissement d'enseignement.

2. Viole : instrument à corde d'origine italienne, ancêtre de nos violons, violoncelles, etc.

3. Lazzi : Plaisanterie, moquerie (mot d'origine italienne).

4. Duègne : Femme âgée chargée de veiller sur une plus jeune (personnage traditionnel de comédie).

5. Viédase : Personne idiote, bête.

6. Cassette : Petit coffre, souvent utilisé pour garder de l'argent.

Document A

Dans de courts poèmes, Aloysius Bertrand évoque un univers médiéval plein de personnages typiques et de rêveries étranges.

Au clair de la lune,

Mon ami Pierrot,

Prête-moi ta plume

Que j'écrive un mot.

Ma chandelle est morte,

Je n'ai plus de feu ;

Ouvre-moi la porte

Pour l'amour de Dieu.

Chanson populaire.

Le maître de chapelle1 eut à peine interrogé de l'archet la viole2 bourdonnante, qu'elle lui répondit par un gargouillement burlesque de lazzi3 et de roulades, comme si elle eût eu au ventre une indigestion de Comédie Italienne.

*

C'était d'abord la duègne4 Barbara qui grondait cet imbécile de Pierrot d'avoir, le maladroit, laissé tomber la boîte à perruque de monsieur Cassandre, et répandu toute la poudre sur le plancher.

Et monsieur Cassandre de ramasser piteusement sa perruque, et Arlequin de détacher au viédase5 un coup de pied dans le derrière, et Colombine d'essuyer une larme de fou rire, et Pierrot d'élargir jusqu'aux oreilles une grimace enfarinée.

Mais bientôt, au clair de la lune, Arlequin dont la chandelle était morte, suppliait son ami Pierrot de tirer les verrous pour la lui rallumer, si bien que le traître enlevait la jeune fille avec la cassette6 du vieux.

*

- "Au diable Job Hans le luthier qui m'a vendu cette corde ! s'écria le maître de chapelle, recouchant la poudreuse viole dans son poudreux étui." - La corde s'était cassée.

Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, "La viole de Gamba", 1842.

Notes

1. Linda (belle, jolie, en espagnol) : nom que le narrateur donne à sa guitare.

2. Soleares, malaguenas, tientos, granadinas : danses gitanes.

3. Jaïro : musicien qui a fait découvrir la musique au narrateur.

4. chanterelle : corde la plus fine, ayant le son le plus aigu, dans un instrument à cordes.

5. incantation (de incantare : enchanter) : chant sacré qui exerce un pouvoir sur les choses, les personnes et les dieux.

Document B

Rejeté par ses semblables, le narrateur tente de se faire accepter, grâce à sa musique.

Les hommes se relevèrent aussitôt pour protéger les femmes du mur épais de leurs poitrines velues ; les enfants cachaient leurs têtes dans les jupes de leurs mères ; celles-ci tremblaient en se signant. J'hésitai une seconde, puis m'arrêtai brusquement. Ils étaient là, ceux qui allaient me juger, qui pouvaient m'accorder ce droit d'être leur pareil. Je les toisai avec hauteur. Je me disais que rien n'était plus entre mes mains : sauf Linda1.

Je m'assis sans mot dire. Ils comprirent mon geste et firent de même. Les hommes devant, les femmes et les enfants derrière. Le Tribunal des Hommes demeurait silencieux et m'observait avec froideur. Je pris ma guitare et baissai les paupières. Mes doigts caressèrent les cordes. Répondant à mon appel, Linda lança soudain dans les airs les premières mesures mélodieuses d'une soleares2. Puis le rythme s'empara de moi. Mes mains s'agitaient avec frénésie, les larmes luttaient pour sortir de mes yeux. La mélodie devenait démoniaque, pleine de l'exaltation du désespoir. Les cordes ne me suffisaient plus, par moments, et c'était sur le bois que je battais la mesure. Linda continuait d'hésiter entre le rire et les larmes. Elle exprimait son angoisse avec véhémence. Et l'angoisse n'est ni triste ni gaie. Elle est au-delà du rire et des larmes, et de tous les sentiments, le plus au-delà de l'humain. Tantôt je riais, tantôt je pleurais. La musique emplissait seule mon âme, en éveillait tous les échos. Il me semblait que je ne pourrais plus cesser de jouer. Après les soleares, ce furent des malaguenas, des granadinas, des tientos, des martinetes... Mais il me manquait une voix. Sans voix, la guitare est incomplète... Aucun bruit ne venait troubler mon récital, sauf celui de la mer toute proche, qui m'accompagnait de son éternelle plainte brisée.

Enfin j'attaquai la Fantaisie. C'était ce chant presque sacré dont Jaïro3 m'avait enseigné les modulations. Quelques notes graves, profondes, puis une série d'arpèges sur les cordes hautes. Mes doigts glissaient sur la chanterelle4 , la faisaient rêver, gémir, soupirer, cependant que mon pouce répétait et prolongeait son insistant appel. J'étais comme transformé. J'avais pu craindre que l'on ne voulût pas m'entendre. Mais on m'entendait, on m'écoutait même. Il y avait un grand et magnifique silence autour de moi et, par-dessus nous, des étoiles, et, devant nous, la mer. Je défendais maintenant ma vie avec les atouts de mon côté. Ma Fantaisie déployait librement le sortilège de son incantation5. J'y étais moi-même pris.

Lorsque mes derniers accords se furent éteints dans la nuit comme des soupirs étouffés, il se fit autour de moi un long silence. Sans doute étaient-ils stupéfaits. Ils devaient avoir l'impression que je m'étais introduit frauduleusement dans leur intimité et que j'avais éveillé en eux des sentiments qu'il aurait mieux valu laisser dormir. Chacun demeurait comme frappé de stupeur et personne n'osait encore prononcer un verdict. Ils hésitaient. Les cadres de leur vie venaient-ils brusquement de craquer ? Venais-je d'éveiller dans leurs âmes quelque chose de vague et de trouble, des rêves encore informulés ? Ils me fixaient, les yeux immensément ouverts et, dans le silence de la nuit, près du grand fracas de la mer, ils devaient se demander comment j'avais osé violer la sainteté du lieu et de l'heure. Cependant ils se sentaient placés devant le fait accompli. Je comprenais qu'ils cherchaient à ne pas perdre contenance et à se concerter pour la sentence. Mais je demeurais comme détaché de cette scène. J'étais trop las. Je regardais la mer qui venait mourir sur les galets. Elle était encore couverte de fleurs. À la lumière de la lune, celles-ci avançaient et reculaient sur les flots endormis, au gré du reflux.

M. Castillo, La Guitare, 1984, éd. du Seuil.

Notes

1. Romanichel, tsigagne, manouche, gypsy : synonyme de bohémiens.

2. Zone : nom donné, au début du xxe siècle, à la banlieue parisienne. Paname est un surnom donné à Paris.

Document C

Dans ce dossier de presse, le commissaire de l'exposition présente au public le célèbre guitariste Django Reinhardt.

Est-ce parce que, comme l'écrivait Jean Cocteau dans le programme d'un concert du Quintette du Hot Club de France, "nous avons tous dans notre enfance, espéré vaguement être des 'enfants volés', de prendre l'école buissonnière sauvage de la roulotte et de vivre avec les romanichels1" que nous aimons tant Django Reinhardt ? Ou bien doit-on au fait que le guitariste ait inventé une forme de jazz originale "sans tambour ni trompette", qui fait partie intégrante du patrimoine culturel français, que nous lui soyons si attachés ? Django Reinhardt a donné à Paris une musique à sa mesure : virtuose, brillante, enchanteresse, où la nostalgie le dispute à la gaité. Et un rythme, auquel a vibré toute une époque : le swing. [...]

L'exposition "Django Reinhardt, Swing de Paris" que lui consacre la Cité de la musique entend célébrer le génie de cet artiste qui, dans nos mémoires, a donné à une ville alors au centre d'une extraordinaire créativité, sa bande-son idéale. Tsigane converti aux vertus du "hot" américain, Django est l'une des personnalités les plus emblématiques du foisonnement cosmopolite qui anima la capitale aux grandes heures de l'entre-deux-guerres. Premier soliste2 majeur à apparaître sur le sol européen, son influence sur la place de la guitare dans le jazz fut considérable mais il reste au-delà l'une des voix les plus originales de toute son histoire, dont l'influence est encore nettement perceptible.

Enfant de la balle né à l'arrière d'une roulotte, aristocrate du swing grandi dans les bas-fonds de la "Zone"2 aux portes de Paname, Django Reinhardt est ce "fils de l'air", comme se plaisait à le qualifier Cocteau encore, qui conquit aussi bien les intellectuels férus de jazz que les danseurs des bals canailles ou la clientèle chic des cabarets américains de Pigalle. Cette popularité n'a pas disparu avec le temps ; au contraire, elle semble même avoir cru ces dernières années, l'engouement pour le swing manouche1 trouvant des échos dans la nouvelle chanson française de Thomas Dutronc ou Sansévérino ou dans le cinéma de Woody Allen dès lors qu'il s'agit de célébrer le Paris des années 1930.

Auréolé de la liberté chère à ses frères tsiganes1, indépendant et fantasque, Django Reinhardt a fasciné ses contemporains par la manière dont son éclatante virtuosité a triomphé de son handicap, faisant oublier qu'il avait perdu, à l'âge de dix-huit ans, l'usage de deux doigts de la main gauche (l'annulaire et l'auriculaire) dans l'incendie de sa roulotte. Un comble pour un guitariste, et un vertige pour tous ses confrères que médusent encore sa phénoménale technique et les ressources mises en œuvre pour transcender ce coup du sort. Exemplaire par sa détermination, Django est devenu le héros de tout un peuple et a donné naissance à un style nouveau - le jazz manouche, qui porte le nom des siens - après avoir partagé la scène avec certains des plus importants créateurs du jazz : Coleman Hawkins, Duke Ellington ou Dizzy Gillespie, pour ne citer que les plus illustres. Sa notoriété allait jusqu'aux États-Unis, qui virent dans ce Gypsy1 qui ne parlait pas anglais et vivait en caravane, un symbole d'excentricité française !

Des bals de la rue de Lappe au Bœuf sur le toit, des boîtes de Pigalle à la salle Pleyel, des grands cinémas des Champs-Élysées au cirque Médrano ou aux puces de Saint-Ouen, le parcours de Django est une géographie parisienne en soi. Son trajet personnel, culturel, musical, fait fi des barrières de classes, des normes sociales, des frontières stylistiques. La capitale est son territoire. Traversant Paris de long en large, il foule du même pied les trottoirs où enfant il faisait la manche que les scènes à la mode de la capitale sous les projecteurs. Aussi, l'exposition fait une place à ceux qui ont su capter l'âme de Paris dans leurs images : des photographes, comme Eugène Atget, Brassaï, Émile Savitry (qui le découvrit), Willy Ronis ou Robert Doisneau, mais aussi des peintres dont les œuvres reflètent le brassage culturel que Django Reinhardt incarne par sa musique, nourrie d'influences éclectiques et universelle par sa portée.

Vincent Bessières, Dossier de presse de l'exposition Django Reinhardt : Swing de Paris, Cité de la musique / BnF, 2012-2013.

Document D

Robert Doisneau, L'Accordéon de Mouffetard, 1951.