La souplesse de la cage thoracique permet, d'une part, une inspiration plus ample, et donc un remplissage plus important et avec moins d'efforts ; d'autre part, une expiration plus profonde, et donc une 'vidange' plus complète.
Une souplesse accrue de la cage thoracique permet d'une part d'augmenter la capacité pulmonaire totale (CPT) et d'autre part de diminuer le volume résiduel (VR). Ces tendances contribuent à une amélioration notable du rapport CPT/VR. Ce rapport permet de calculer la profondeur maximale théorique de plongée (sans blood shift), ce qui est un critère d'aisance pour les apnéistes devant compenser à de grandes profondeurs.
Frédéric Lemaître, L'Apnée, de la théorie à la pratique, PUR, 2007.
On distingue les étirements dynamiques (c'est un étirement actif qui étire et contracte les muscles, généralement les mêmes que ceux de l'activité pratiquée) et les étirements statiques (on tient une position pendant une certaine durée). Pour l'apnée, on privilégiera les étirements statiques de la cage thoracique, en dehors de l'entraînement proprement dit.
Quelle doit être la durée de cet étirement dans la méthode statique ? La réponse est de 30 secondes, mais ce temps peut être raccourci ou un peu allongé selon que l'on a l'habitude ou non de le faire, selon que l'on maîtrise ou non la technique et la posture et selon que l'on tonnait bien ou pas son anatomie fonctionnelle. Dans tous les cas, il ne peut être inférieur à 20 secondes et supérieur à 45 secondes.
Didier Reiss, La Bible de la préparation physique, éd. Amphora, 2013.
Généralement, les étirements visant l'augmentation durable de la flexibilité ne doivent pas être réalisés avant un entraînement ou une compétition.
Martin Lussier, Pierre-Mary Toussaint, Mythes et réalités sur l'entraînement physique, éd de l'homme, 2013.
Les étirements, en détendant les muscles, peuvent aussi permettre d'économiser de l'oxygène lors d'une performance.
Une amélioration du coût énergétique de la course signifie une moindre consommation d'oxygène et donc moins d'effort pour une même vitesse de déplacement. Les étirements avant l'exercice amélioreraient ce paramètre chez les individus ayant les muscles fléchisseurs de la hanche (p. ex., psoas) ou les muscles extenseurs de la hanche (p. ex., grand fessier) trop tendus. Cette consommation d'oxygène moins élevée est synonyme d'une diminution de la dépense énergétique et de la perception de l'effort, ce qui provoquerait une amélioration de la performance.
Martin Lussier, Pierre-Mary Toussaint, Mythes et réalités sur l'entraînement physique, éd de l'homme, 2013.







