1. Que lisez-vous ? Livres, mangas, Wattpad, Inkitt, etc.
2. Pourquoi lisez-vous (si vous lisez) ?
3. Si vous ne pouviez garder qu'un seul livre, lequel serait-ce ?
4. Pour vous, qu'est-ce qui rend un livre important ?
1. Écrivez la fin de l'histoire ci-contre.
2. Quelle leçon peut-on, selon vous, tirer de cette histoire ?
Racontez votre pire et votre meilleur souvenir de lecture, dans l'ordre de votre choix.
Vous raconterez : on attend deux histoires.
À chaque fois, vous veillerez à préciser les circonstances, et les conséquences.
... thy rope of sands...
La ligne est composée d'un nombre infini de points ; le plan, d'un nombre infini de lignes ; le volume, d'un nombre infini de plans ; l'hypervolume, d'un nombre infini de volumes... Non, décidément, ce n'est pas là, more geometrico, la meilleure façon de commencer mon récit. C'est devenu une convention aujourd'hui d'affirmer de tout conte fantastique qu'il est véridique ; le mien, pourtant, est véridique.
Je vis seul, au quatrième étage d'un immeuble de la rue Belgrano. II y a de cela quelques mois, en fin d'après-midi, j'entendis frapper à ma porte. J'ouvris et un inconnu entra. C'était un homme grand, aux traits imprécis. Peut-être est-ce ma myopie qui me les fit voir de la sorte. Tout son aspect reflétait une pauvreté décente. II était vêtu de gris et il tenait une valise à la main. Je me rendis tout de suite compte que c'était un étranger. Au premier abord, je le pris pour un homme âgé ; ensuite je constatai que j'avais été trompé par ses cheveux clairsemés, blonds, presque blancs, comme chez les Nordiques. Au cours de notre conversation, qui ne dura pas plus d'une heure, j'appris qu'il était originaire des Orcades.
Je lui offris une chaise. L'homme laissa passer un moment avant de parler. II émanait de lui une espèce de mélancolie, comme il doit en être de moi aujourd'hui.
- Je vends des bibles, me dit-il.
Non sans pédanterie, je lui répondis :
- II y a ici plusieurs bibles anglaises, y compris la première, celle de Jean Wiclef. J'ai également celle de Cipriano de Valera, celle de Luther, qui du point de vue littéraire est la plus mauvaise, et un exemplaire en latin de la Vulgate. Comme vous voyez, ce ne sont pas précisément les bibles qui me manquent.
Après un silence, il me rétorqua :
- Je ne vends pas que des bibles. Je puis vous montrer un livre sacré qui peut-être vous intéressera. Je l'ai acheté à la frontière du Bikanir.
Il ouvrit sa valise et posa l'objet sur la table. C'était un volume in-octavo, relié en toile. Il avait sans aucun doute passé par bien des mains. Je l'examinai ; son poids insolite me surprit. En haut du dos je lus Holy Writ et en bas Bombay.
- Il doit dater du dix-neuvième siècle, observai-je.
- Je ne sais pas. Je ne l'ai jamais su, me fut-il répondu.
Je l'ouvris au hasard. Les caractères m'étaient inconnus. Les pages, qui me parurent assez abîmées et d'une pauvre typographie, étaient imprimées sur deux colonnes à la façon d'une bible. Le texte était serré et disposé en versets. A l'angle supérieur des pages figuraient des chiffres arabes. Mon attention fut attirée sur le fait qu'une page paire portait, par exemple, le numéro 40514 et l'impaire, qui suivait, le numéro 999. Je tournai cette page; au verso la pagination comportait huit chiffres. Elle était ornée d'une petite illustration, comme on en trouve dans les dictionnaires : une ancre dessinée à la plume, comme par la main malhabile d'un enfant.
L'inconnu me dit alors:
- Regardez-la bien. Vous ne la verrez jamais plus.
Il y avait comme une menace dans cette affirmation, mais pas dans la voix.
Je repérai sa place exacte dans le livre et fermai le volume. Je le rouvris aussitôt. Je cherchai en vain le dessin de l'ancre, page par page. Pour masquer ma surprise, je lui dis :
- Il s'agit d'une version de l'Ecriture Sainte dans une des langues hindoues, n'est-ce pas ?
- Non, me répondit-il.
Puis, baissant la voix comme pour me confier un secret :
- J'ai acheté ce volume, dit-il, dans un village de la plaine, en échange de quelques roupies et d'une bible. Son possesseur ne savait pas lire. Je suppose qu'il a pris le Livre des Livres pour une amulette. II appartenait à la caste la plus inférieure; on ne pouvait, sans contamination, marcher sur son ombre. II me dit que son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin.
II me demanda de chercher la première page.
Je posai ma main gauche sur la couverture et ouvris le volume de mon pouce serré contre l'index. Je m'efforçai en vain : il restait toujours des feuilles entre la couverture et mon pouce. Elles semblaient sourdre du livre.
- Maintenant cherchez la dernière.
Mes tentatives échouèrent de même; à peine pus-je balbutier d'une voix qui n'était plus ma voix :
- Cela n'est pas possible.
Toujours à voix basse le vendeur de bibles me dit :
- Cela n'est pas possible et pourtant cela est. Le nombre de pages de ce livre est exactement infini. Aucune n'est la première, aucune n'est la dernière. Je ne sais pourquoi elles sont numérotées de cette façon arbitraire. Peut-être pour laisser entendre que les composants d'une série infinie peuvent être numérotés de façon absolument quelconque.
... [La fin du texte a été tronquée.]
Borges, J. L. (1978). "Le Livre de sable". Le Livre de Sable.
Présentez, à l'oral, en quelques minutes, un livre que vous jugez important pour vous et expliquez pourquoi.
Ci-contre une liste de scénarios. Donnez votre point de vue sur chacun.
1. Estelle pense qu'on peut comprendre n'importe quel texte à partir du moment où on cherche tous les mots difficiles dans le dictionnaire. A-t-elle raison ?
2. Quand Jacques lit un texte de quelques pages, il interrompt souvent sa lecture pour réfléchir à ce qu'il vient de lire, pour imaginer la suite, pour revenir parfois en arrière. Jules pense qu'en lisant comme ça, on risque de s'embrouiller, il préfère tout lire d'une traite et faire le point, à la fin, sur ce qu'il a compris. Qui a la meilleure façon de lire ?
3. Souvent à l'école, le professeur demande aux élèves : "qu'avez-vous retenu de la lecture de ce texte ?" Quand elle lit, Nicole essaie toujours de mémoriser les mots du texte pour pouvoir les restituer le plus fidèlement possible. Jessie, lui, oublie les mots et essaie surtout de se concentrer sur les idées. Qui a la meilleure façon de lire ?
4. Aline travaille sur un texte qui raconte l'histoire d'une petite fille qui s'est enfuie de chez elle. Une question lui demande : "À ton avis, que va-t-il lui arriver dans la suite de l'histoire ?" Elle répond : "j'en sais rien, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver dans la vie. Seul l'avenir le dira". A-t-elle bien fait de répondre ainsi ?
5. Ce soir, Arthur doit lire un texte pour l'école puis répondre à plusieurs questions. Le texte raconte l'histoire d'une petite fille à qui il arrive de nombreux malheurs. Dans l'une des questions, on lui demande : "Que ressens-tu en lisant l'histoire de cette petite fille ?" Arthur répond : "je ne ressens rien de particulier, je sais que c'est pour de faux." À-t-il eu raison de répondre ainsi ?
Ci-contre une liste non exhaustive de stratégies de lecture.
1. Parmi ces stratégies, lesquelles mettez-vous déjà en oeuvre ?
2. Lesquelles vous paraissent intéressantes pour vous ?
| Avant la lecture | Pendant la lecture | Après la lecture |
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- donner un but à son activité en s'interrogeant sur la ou les raisons qui amènent à lire tel ou tel texte (apprendre, s’informer, etc.) ; - explorer les différentes parties du texte ; - se poser des questions sur ce que l’on va lire ; |
- construire une représentation mentale de ce qui est lu ; - produire des inférences, c'est-à-dire faire des hypothèses sur ce qui reste implicite dans le texte : les motivations des personnages, la logique de l'histoire, le sens des mots, etc. ; - répondre à des questions et savoir s’en poser tout seul ; - gérer le sens des mots inconnus (deviner, supposer, chercher ou passer) ; |
- représenter le contenu du texte sous une forme graphique (schéma, plan, carte mentale, esquisse, etc.) afin d’améliorer la compréhension et la mémorisation ; - utiliser des ressources externes au texte pour éclairer les points obscurs ; - prévoir la suite ; - résumer. |
1. Classez les livres suivants. Vous choisirez les catégories qui vous paraissent les plus pertinentes.
2. Choisissez l'un de ces livres. Vous le lirez intégralement, puis ferez la consigne correspondante, seul ou à deux.
| Oeuvre | Consigne |
| Hervé Commère, J'attraperai ta mort |
Vous réaliserez la bande-annonce du film. Vous ferez allusion à au moins 4 moments essentiels, 4 personnages, 4 objets, 4 lieux. |
| Victor Hugo, Les Misérables |
Vous réaliserez un quiz de 15 questions, avec 4 réponses possibles à chaque fois, une seule bonne réponse, dans un format numérique. |
| Yamen Manai, Bel abîme |
Vous prononcerez le réquisitoire et la plaidoirie du narrateur. |
| Jean-Claude Mourlevat, Le Combat d'Hiver |
Vous réaliserez une affiche grand format sur laquelle vous ferez un plan du pays où se passe l'action, avec les sites des principaux évènements du livre. |
| Joël Pommerat, Cendrillon |
Vous réaliserez |
| Joseph Pontus, À la ligne | |
| Alexandre Seurat, La Maladroite |
Les livres suivants sont en général assez courts et constituent des repères importants de l'évolution de la littérature.
| XVI | XVII | XVIII | XIX | XX | XXI |
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