Le Projet Fréron

Les figures de style

Ce qu'il faut retenir

ACCUMULATION

C'est une suite de mots ou de groupes de mots différents : "Don Fernand, dans sa province, est oisif, ignorant, médisant, querelleux..." (La Bruyère)

ANTITHESE

C'est une opposition : "Joyeux, j'ai vingt-cinq ans ; triste, j'en ai cinquante." (Hugo)

CHIASME

C'est une figure de symétrie, qui suit le schéma ABBA : "Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger" (Molière).

COMPARAISON

Elle met en relation un comparé et un comparant au moyen d'un outil de comparaison (comme, pareil à...) : "Elle est rouge comme une tomate."

GRADATION

C'est une accumulation dont les termes suivent une suite logique. Elle peut être ascendante ou descendante : "Descriptif ! C'est un roc ! c'est un pic ! c'est un cap ! // Que dis-je, c'est un cap ? C'est une péninsule !" (Rostand)

HYPERBOLE

Le propos est exagéré afin de paraître plus frappant : "C'est un géant."

METAPHORE

C'est une comparaison dont on a enlevé l'outil. La métaphore in absentia sous-entend le comparé : "Cet enfant est un petit démon" ; "Ce petit démon a encore cassé un vase."

METONYMIE

Elle désigne une chose par une autre : contenant pour le contenu, lieu de production pour le produit... : "Boire un verre", "exposer un Picasso", "une bouteille de Champagne".

OXYMORE

Il associe deux termes normalement contradictoires : "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" (Corneille).

PARALLELISME

C'est la répétition d'une même construction : "Que la vie est belle ! Que la nature est tendre !"

PERSONNIFICATION

On donne à un animal ou un objet des sentiments ou des comportements humains : "La rue assourdissante autour de moi hurlait." (Baudelaire)

REPETITION

C'est une suite de mots ou de groupes de mots identiques : "Hélas ! Hélas ! Hélas !"

À vous de jouer !

Classez les figures de style de cet extrait.

Tonnerre de Brest : Les championnes de France de Handball ont renversé les Hongroises de Györ, invaincu depuis 55 matches européens et triple tenant du titre ! Un exploit majuscule qui les propulse en finale, portées par un élan impossible à arrêter.

De notre envoyé spécial Pierre Menjot

BUDAPEST - La grande ronde de joie s'est arrêtée et, après avoir sauté partout avec ses coéquipières, Ana Gros s'est arrêtée. Jambes fléchies, yeux dans le vide, au bord du malaise, l'arrière droit au bras de feu (9 buts) n'en peut plus.

"Formidable, incroyable, fabuleux", tente de décrire Cléopatre Darleux, qui vient de soutenir Ana Gros pendant le tour d'honneur, dans une salle où les 2 500 supporters hongrois n'ont jamais réussi à mettre la pression sur le collectif breton, pas même durant la séance de penalties, quand les six supporters bretons et leur drapeau brestois brisaient le silence.

Ils peuvent laisser exploser leur joie, après avoir si souvent tremblé. Leurs protégées ont été brillantes, impeccables pendant une quarantaine de minutes (11-15) avant de connaître une panne inopinée de quatorze minutes sans but (17-15, 53e).

Dès lors, Coralie Lassource et ses coéquipières ont avancé sur un fil au-dessus du vide. Pêle-mêle : un penalty arrêté par Sandra Toft à 40 secondes de la fin ; cinq balles pour mener dans le temps supplémentaire manquées ; et une séance de penalties commencée par un échec d'Ana Gros, pourtant rompue à l'exercice mais stoppée par Laura Glauser.

C'est là que le coeur brestois s'est révélé. Darleux et Toft avaient bien préparé leur affaire, se répartissant les tireuses adverses. "C'était comme le jeu du chat et de la souris", apprécie leur entraîneur Laurent Bezeau. La reine de Györ Anita Görbicz (38 ans, 5 Ligues des champions) envoie son tir au-dessus, celui d'Estelle Nze Minko est stoppé par Darleux, et Isabelle Gullden envoie Brest en finale en réussissant le sien. "Il y a toujours un peu de stress, un peu de tension, mais c'est du plaisir, des sensations, des frissons que tu ne retrouves pas ailleurs, s'enthousiasme Darleux."

La gardienne des Bleues clame à ses coéquipières un : "Eh, on n'est pas fatiguées ! Pas fatiguées ! Pas fatiguéééées !" "On est surmotivées, poursuit Cléopatre Darleux, et après avoir battu Györ, on veut vraiment gagner cette Ligue des champions."

À la portée d'un incroyable triplé après la Coupe de France et le Championnat de France, Bezeau promet : "C'est pour gagner ce titre que l'équipe est venue ici, et c'est avec le titre et la victoire qu'elle rentrera chez elle."

Demain, Brest affronte les Norvégiennes de Kristiansand en finale.

ACCUMULATION

ANTITHESE

CHIASME

COMPARAISON

GRADATION

HYPERBOLE

METAPHORE

METONYMIE

OXYMORE

PARALLELISME

PERSONNIFICATION

REPETITION

Est-ce que tout est bien compris ?

Classez les figures de style de cet extrait.

Symphonie inachevée. Au lendemain de son exploit contre Györ, Brest n'a pas existé en finale hier. Les Bretonnes ont manqué l'apothéose de leur saison presque parfaite.

De notre envoyé spécial Pierre Menjot

BUDAPEST - Les Brestoises sont restées stoïques, assises sur les panneaux publicitaires, juste à côté de ce but où elles avaient arraché la veille leur qualification pour la finale aux penalties (23-23, 4-2 aux t.a.b. contre Györ). Ces minutes qui paraissent trop longues comme quand on se réveille en plein rêve.

Brest a perdu cette finale de la Ligue des champions sans jamais avoir provoqué l'étincelle de l'espoir. Sans jamais contrecarrer une évidence : "On a perdu beaucoup d'énergie en demi-finales contre Györ et on n'a pas pu tenir contre Vipers", avouait Pauline Coatanéa. C'est le problème des lendemains d'exploit, le danger qui guettait les Brestoises, montées si haut en émotion qu'elles n'ont pas réussi à redescendre, et tombées si bas dans leurs réserves d'énergie qu'elles ont manqué de carburant [montées si haut en émotion qu'elles n'ont pas réussi à redescendre, et tombées si bas dans leurs réserves d'énergie qu'elles ont manqué de carburant]*. Avec, en plus, un début de match terrible (3-8, 9e), tous les feux sont vite passés au rose, la couleur des Norvégiennes.

Il aurait fallu du temps pour se préparer à affronter une Henny Reistad magique tout au long du week-end. La Norvégienne, 22 ans, a tout fait aux Bretonnes : 12 buts, 3 passes décisives, une interception capitale...

Kristiansand, auteur d'un parcours remarquable (première équipe à s'imposer à Metz depuis quatre ans, éliminations de Rostov et Odense) est un champion sublime. "Il aurait fallu être à 200 % aujourd'hui et on n'a pas pu, soufflait Ana Gros, et c'est surtout pour ça qu'il y a des regrets."

L'arrière slovène, meilleure buteuse de la compétition (135 buts en 19 matches), aura été l'une des femmes fortes de Brest tout au long d'une saison extraordinaire. "On s'est battues jusqu'au bout, je reste très fière, fière de notre état d'esprit, fière de notre saison", positivait Ana Gros. "Pour moi, c'est une défaite qui a un goût de victoire."

* Il y a deux figures de style dans la phrase : il faut la placer dans deux cases.

ACCUMULATION

ANTITHESE

CHIASME

COMPARAISON

GRADATION

HYPERBOLE

METAPHORE

METONYMIE

OXYMORE

PARALLELISME

PERSONNIFICATION

REPETITION