Le Projet Fréron

Les groupes de mots

Ce qu'il faut retenir

La nature d'un groupe de mots est déterminée par l'élément essentiel du groupe, son noyau. Le noyau est ce qui reste quand on a enlevé tous les éléments facultatifs du groupe.

Le groupe nominal

Le noyau est un nom : "le menu", "la salle principale", "le restaurant dont je te parle tout le temps", "les frites croustillantes".

Le groupe prépositionnel

Le groupe prépositionnel est un groupe nominal introduit par une préposition (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous, etc.) : "à la bonne franquette", "dans le restaurant dont je te parle tout le temps", "vers le bas de la ville".

Le groupe adjectival

Le noyau du groupe est l'adjectif : "bien meilleur que ses concurrents", "si bon qu'on en oublie tout le reste", "des viandes cuites à point".

La proposition

C'est un groupe organisé autour d'un verbe, son sujet et ses compléments quand il en a : "le chef est venu", "dont je te parle tout le temps", "alors qu'il était très occupé".

Remarque

Ces groupes sont très souvent imbriqués les uns dans les autres : on peut avoir une proposition dans une proposition, un groupe nominal à l'intérieur d'un autre groupe nominal, etc.

À vous de jouer !

Il s'est rencontré, sous l'Empire et dans Paris, treize hommes unis par un pacte supérieur à toutes les lois et à tous les intérêts.

Ces hommes, inaccessibles à la peur, s'étaient acceptés tels qu'ils étaient.

Le soir, ils se réunissaient, comme des conspirateurs. Ils avaient les pieds dans tous les salons, les mains dans tous les coffres-forts, de sorte qu'ils pouvaient disposer d'une fortune semblable à celle du Vieux de la Montagne.

Aucun chef ne les commandait, et la passion de l'un devenait la passion de tous.

Ce furent treize rois inconnus qui pouvaient tout dans le monde, les juges et les bourreaux d'une société dont ils méprisaient profondément les valeurs.

Le groupe nominal

Le groupe prépositionnel

Le groupe adjectival

La proposition

Est-ce que tout est bien compris ?

En ce temps-là, Paris avait la fièvre des constructions. Alors que le baron de Maulincour passait en cabriolet, une pierre de vingt kilos tomba d'un échafaudage et écrasa la voiture. Deux pouces de plus, et l'officier avait la tête brisée par la pierre.

Quelques jours après cet événement, il se rendait au bois de Boulogne dans un autre cabriolet, lorsque l'essieu se cassa net par le milieu. Le baron fut violemment projeté hors du véhicule mais aterrit sur le gazon qui amortit sa chute.

Le soir, chez madame la duchesse de Berri, il fut provoqué en duel par Monsieur de Ronquerolles à cause d'une parole insignifiante. La balle de son adversaire lui traversa les côtes, à deux doigts au-dessous du cœur, mais heureusement sans fortes lésions.

Le baron de Maulincour n'eut plus aucun doute : il avait un adversaire implacable, qui ne s'arrêterait pas tant qu'il ne serait pas mort. À peine rétabli de ses blessures, il alla trouver le chef de la police de Paris, et lui fit part de ses soupçons.

Le groupe nominal

Le groupe prépositionnel

Le groupe adjectival

La proposition